Est-ce que les pères sont défavorisés par la justice ?

 Remarque liminaire : Selon le rapport du HCF d’avril 2014 sur Les Ruptures Familiales, 350 000 couples (une petite moitié dissolution de mariages, le reste « autres ») dont 50% avec enfants mineurs se séparent chaque année. Le nombre moyen d’enfants mineurs par couple séparé est de 1,7 . Ce sont donc 300 000 enfants de plus chaque année qui sont impliqués dans les situations qui nous préoccupent. Selon l’INSEE, sur 66 millions d’habitants, il y a 14 millions d’enfants. Sachant qu’environ 50% des couples se séparent c’est donc prés de 7 millions d’enfants mineurs qui un jour ou l’autre subiront la séparation de leurs parents. L’INED a aussi fait le constat que 20% des enfants de la séparation finissent par ne plus du tout voir leurs pères (près de 40% si l’on ajoute «rarement» : 2,5 millions). Enfin, si l’on se place du côté des 51 millions d’adultes (25 millions d’hommes dont 86 % selon l’INSEE a un jour ou l’autre des enfants), c’est donc la quasi-totalité de la population qui est exposée (pères + entourage paternel (2 grand parents + 1 soeur ou 1 compagne =3 , minimum): 25x 0,86x3= 65 millions ), donc une forte majorité de femmes également.


On ne s’étonnera pas dans ces conditions que 85% de la population réponde dans divers sondages que « OUI, les pères sont désavantagés par les juges en matière de garde d’enfants ». 




Des questions similaires posées par Le Figaro, le Point, Sud-Ouest, Le Parisien, Le Progrès ont recueilli « OUI » entre 80% et 90% .